Ce chapitre est constitué
de deux sections : la collecte des données de recherche et la gestion des données de recherche.
2.1 Collecte des données de
recherche
A ce niveau, il semble utile de faire la distinction entre les
données primaires et les données secondaires mais aussi entre les outils
de collecte et les techniques ou méthodes de collecte des données:
-
Les données primaires sont des données collectées par la personne qui
effectue la recherche soit à partir des personnes ou des registres existants (Wikipédia,
2016).
-
Les données secondaires sont des données collectées par une personne
différente de l’utilisateur (Wikipédia, 2016).
-
Les outils de collecte
des données : sont des moyens permettant de recueillir les données. Ce sont par
exemples : le questionnaire, le guide d’entretien, la checklist (ou liste
de vérification).
-
Les techniques ou
méthodes de collecte des données : sont des stratégies utilisées pour recueillir les
données. Ce sont par exemples : l’entretien individuel, l’entretien de
groupe (ou focus groupe), l’observation,
le questionnaire (auto-administré),
l’enregistrement (registres, audio).
La collecte des données permet au chercheur de rassembler le
matériel nécessaire sur lequel il va fonder sa recherche. Avec ce recueil
direct se pose alors la question des outils avec lesquels le chercheur va
obtenir les données primaires de sa recherche. Ces outils sont différents,
selon l’approche, quantitative ou qualitative, adoptée par le chercheur.
C’est la raison pour
laquelle, nous avons distingué les méthodes de collecte de données utilisables
en recherche quantitative (sous-section 1), de celles qui relèvent de la
recherche qualitative (sous-section 2). A la sous-section 3, nous aborderons la
collecte des données secondaires.
Si les sujets à enquêter
sont les humains, il est à noter que leurs consentements individuels éclairés écrits
ou oraux doivent être obtenus avant le début de la collecte des données.
2.1.1 Collecte des données primaires en recherche
quantitative
Dans cette sous-section, nous traitons de l’élaboration, du
pré-test et de l’administration du questionnaire ainsi que de l’observation.
Le mode de collecte de données primaires le plus développé dans
les recherches quantitatives est la collecte par questionnaire. Nous l’abordons
en premier, ensuite nous présentons l’observation.
2.1.1.1.
La collecte par interview
Le questionnaire est
un outil de collecte de données primaires bien adapté aux recherches
quantitatives puisqu’il permet de traiter de grands échantillons et d'établir
des relations statistiques ou des comparaisons chiffrées. Il est généralement
composé de questions fermées ou semi-ouvertes. Certains questionnaires peuvent
avoir des questions ouvertes en plus des questions fermées et semi-ouvertes. Lorsque
le questionnaire est composé de questions fermées et/ou semi-ouvertes, on parle
de questionnaire structuré. S’il comporte des questions ouvertes, on parle de
questionnaire semi-structuré. Toutefois, il est conseillé d’éviter les
questions ouvertes dans un questionnaire quantitatif, car ce type de questions
est approprié pour les données qualitatives.
Trois grandes étapes ponctuent la collecte de données par
questionnaire : la construction initiale
du questionnaire, le pré-test pour
vérifier la validité et la fiabilité du
questionnaire et l’administration définitive.
a. L'élaboration et le pré-test du
questionnaire
·
L'élaboration du questionnaire
Lors de l’élaboration du
questionnaire, il faut éviter les erreurs dans la formulation et l'agencement
des questions ainsi que dans les choix de réponses proposées. Nous résumons ici
quelques points fondamentaux à respecter impérativement. Un questionnaire doit
toujours être formé de questions simples, faciles à comprendre par le maximum
possible de personnes à interroger. Autant que possible, les questions doivent
se suivre dans un ordre logique privilégiant les regroupements thématiques et
facilitant le passage d'un thème à l'autre.
·
Le pré-test
Une fois la première version du questionnaire élaborée, le
chercheur doit effectuer un pré-test pour vérifier la validité et la fiabilité
du questionnaire c-à-dire pour mettre à l'épreuve la forme des questions, leur
ordonnancement et vérifier la compréhension des répondants ainsi que la
pertinence des modalités de réponse proposées.
Dans l'idéal, le questionnaire doit être administré en face à face
avec quelques répondants afin de permettre également le recueil de leurs
réactions non verbales. Ensuite, un pré-test réalisé selon le mode
d'administration du questionnaire définitif est recommandé si l'on veut
respecter les conditions d'interaction avec les répondants. Il est à noter que le pré-test se fait sur un nombre
restreint de sujets similaires à la population d’étude, MAIS pas dans la
population à laquelle sera administré le questionnaire. Par exemple, si
l’enquête se fera à Maferinyah, on peut tester sur la population correspondante
de Farmoriah. À l'issue de la phase de pré-test, le
questionnaire doit être pertinent et clair pour le chercheur comme pour les
répondants.
b. L’administration du questionnaire
Il existe plusieurs types d’administration du questionnaire. On
peut l’administrer en face à face, par téléphone ou par voie électronique.
Nous présentons les spécificités de chacun de ces modes d'administration
mais dans tous les cas, la phase d'administration du questionnaire recèle ses
propres difficultés et demande un soin tout particulier. Enfin,
l’administration d’un questionnaire mobilise des techniques différentes selon qu’elle
s’opère en face à face, par téléphone ou encore par voie électronique.
·
L'administration d'un questionnaire en face à face
Cette procédure d'administration permet de répondre directement
aux interrogations que peuvent se poser les répondants sur la nature même des
questions. Elle permet également un meilleur contrôle de l'échantillon (savoir
qui a repondu). Les principales limites sont que le chercheur doit toujours se
garder d'exprimer toute opinion ou forme d'approbation ou de désapprobation au
risque d'influencer le répondant. Par ailleurs, ce mode d'administration bloque
les réponses de certaines personnes qui les considèrent comme trop personnelles
pour être exprimées en face à face.
·
L'administration d'un questionnaire par téléphone
Comme pour les techniques précédentes, le chercheur doit amorcer
l'interaction en exposant les objectifs et la contribution de la recherche. Le
contact préalable par courrier permet, là encore, de préparer et de valoriser
le répondant
potentiel. Cette technique évite la surprise et réduit la réaction négative
propre à cet outil de communication souvent dérangeant.
·
L'administration d'un questionnaire par voie électronique
Ce mode d'administration peut s'opérer selon deux techniques. Le
chercheur peut envoyer une disquette contenant un programme que les répondants
lanceront sur leur ordinateur personnel pour répondre directement au
questionnaire. Ils renvoient ensuite la disquette.
Il est également possible
d'utiliser le réseau internet en demandant aux répondants de se connecter sur un site web où ils
trouveront le questionnaire et pourront y répondre directement. Ces deux
méthodes présentent l'avantage de dispenser le chercheur des tâches ingrates de
mise sous plis, d'envoi, et de saisie informatique des réponses, celles-ci
étant directement utilisables pour des analyses statistiques.
L’administration d’un questionnaire par voie électronique ne s’applique
pas aux répondants illettrés.
En annexe 1 (Tableau 1), nous proposons quelques comparaisons
entre les différents modes d'administration d'un questionnaire.
2.1.1.2 L’observation dans les recherches quantitatives
L’observation n’est pas une méthode de collecte très courante dans
les recherches quantitatives pour deux raisons :
·
Il est difficile de mener des observations sur de larges
échantillons.
·
Si toutefois, le dispositif de collecte permet de résoudre ce
problème de taille d’échantillon en mobilisant plusieurs observateurs, cela
peut créer un autre problème de fiabilité de la mesure, les observations
risquent de ne pas être homogènes.
Dans ce cas, il est donc nécessaire de recourir à une fiche
d’observation "systématique" dont les éléments seront cochés au
fur-et-à mesure de l’observation afin de décrire de la même façon les variables
observées (comportements, attitudes, pratiques, environnement).
Cette fiche est construite comme un questionnaire sur la base du
modèle conceptuel de la recherche et du choix de la méthode d'analyse des données
que le chercheur compte utiliser. Les données collectées par observation
systématique peuvent faire l'objet d'un traitement quantitatif.
2.1.2. Collecte des données primaires en recherche
qualitative
Dans cette sous-section, nous abordons les principaux modes de
collecte en recherche qualitative : entretien individuel approfondi, discussion
de groupe, observation participante ou non participante.
2.1.2.1.
L’entretien
Il existe deux types d’entretiens : Entretien individuel
approfondi et la discussion de groupe ou focus groupe.
L’entretien individuel
approfondi
Après
l’obtention d’un consentement éclairé (voir module 3) et l’acceptation (ou non)
par le participant d’un enregistrement (si prévu par l’étude), l’entretien
individuel approfondi consiste à diriger une conversation avec le répondant, en
se basant sur une liste de questions ouvertes ou une liste de sujets de
discussion préparés dans d’un guide appelé guide d’entretien. Ces questions ou
sujets peuvent être modifiées en cours d’étude (processus itératif). L’entretien
individuel approfondi peut aussi consister en une conversation ouverte sur un
thème donné, sans se référer d’un guide d’entretien. Dans cette situation la
conversation n’est pas guidée par le chercheur.
L’entretien de groupe ou «discussion de groupe» ou encore « focus
groupe »
Après
l’obtention d’un consentement éclairé (voir module 3) et l’acceptation (ou non)
par le participant d’un enregistrement (si prévu par l’étude), la discussion de
groupe consiste à animer une conversation de groupe (regroupant généralement 6
à 8 (max 12 répondants), animé par le ou les chercheur(s) et avec l’aide d’un
rapporteur. Le rôle du (ou des) animateur(s) consiste à
faciliter l’expression des différents individus et à gérer la dynamique du
groupe. La discussion de groupe est généralement guidée par un guide de
discussion qui comporte les questions ou sujets clés autour desquelles la
conversation se tient. La discussion de groupe demande donc une préparation substantielle
car les objectifs et les règles d’intervention des sujets, prise de parole et
thèmes à aborder, doivent être clairement définis au début de l’entretien. Par
exemple on peut se mettre d’accord d’utiliser des surnoms (par les
participants) pour éviter toute identification dans l’enregistrement. Le
rapporteur notera les interactions et des attitudes, réactions pour compléter
la transcription.
Toutefois, la maîtrise
de la discussion de groupe exige certaines aptitudes spécifiques de la part de
l’investigateur afin de ne pas altérer la dynamique de l’entretien et fausser
les données recueillies. Ces aptitudes sont les suivantes :
-
Empêcher
un individu ou une petite coalition de dominer le groupe ;
-
Encourager
les sujets récalcitrants à participer ;
-
Obtenir
du groupe une analyse la plus complète possible du thème abordé ;
-
Savoir
équilibrer entre un rôle directif et un rôle modérateur afin de prêter
attention à la fois au guide d’entretien et à la dynamique de groupe ;
-
Enfin
la constitution du groupe doit limiter la redondance et viser l’exhaustivité de
la représentation des acteurs concernés par la question de recherche.
2.1. 2. 2. L’observation dans les recherches qualitatives
L’observation est un mode de collecte des données par lequel le
chercheur observe de lui-même, de visu, des processus ou des comportements se
déroulant dans une structure de santé, un service, au sein d’une communauté, etc.,
pendant une période de temps délimitée. L’observation constitue un mode de
recueil alternatif (additionnel) de l’entretien dans le sens où le chercheur
peut analyser des données factuelles dont les occurrences sont certaines,
plutôt que des données verbales (issues de l’entretien) dont l’inférence
factuelle est sujette à caution.
Deux
formes d’observation peuvent être distinguées en fonction du point de vue ou
l’approche du chercheur par rapport aux sujets observés : l’observation
participante et celle non-participante.
-
L’observation est participante lorsque le chercheur adopte une
approche interne ; C’est-à-dire le chercheur participe au phénomène
observé. Exemple : Dans
l’objectif d’évaluer la qualité des soins après avortement (SAA) dans un centre
médical communal, un chercheur procède à l’observation de la prestation des SAA
en participant aux différentes procédures avec le (les) prestataire (s) en
charge des SAA.
-
L’observation est non-participante quand le chercheur adopte une
approche externe ; C’est-à-dire le chercheur n’interfère pas avec le
phénomène observé.
Exemple : Dans l’objectif
d’évaluer la qualité des soins après avortement (SAA) dans un centre médical
communal, un chercheur procède à l’observation de la prestation des SAA en
observant (sans participer) les différentes procédures délivrées par le (les)
prestataire (s) en charge des SAA.
2.1.3 Collecte des données secondaires
Les données secondaires sont des données qui existent déjà. Il est
conseillé de commencer systématiquement une recherche en s’interrogeant sur
l’existence des données secondaires disponibles. L’utilisation de ces données
présente de nombreux avantages. Elles sont généralement peu chères et rapides à
obtenir. Elles sont déjà assemblées et ne nécessitent pas forcément un accès
aux personnes qui les ont fournies. Elles ont une valeur historique et sont
utiles pour établir des comparaisons et évaluer des données primaires.
Cependant, ces données peuvent être difficiles à obtenir, obsolètes, plus ou
moins approchées et exhaustives.
De plus, il se peut que le format des données ne corresponde pas
tout à fait à celui du chercheur. Ce dernier doit les convertir c’est-à-dire
changer leur forme originelle pour un format mieux adapté à ses besoins. Le
chercheur doit donc toujours comprendre pour quel objet les données ont été
construites avant de les utiliser.
Exemples de données secondaires : archives, notes, rapports,
documents,
règles et procédures écrites, modes d'emploi, revues de presse,
thèses,
publications gouvernementales (documents officiels, études
ministérielles...),
les publications d'organismes publics et/ou internationaux
(WHO, UNICEF,
etc.), etc.
2.2 Gestion des données de recherche
La gestion des données est un processus
cyclique (figure 1) qui commence par la collecte des données, suivie du
traitement et de l’utilisation des données pour l’analyse, le stockage, et le partage
des données.
La plupart des projets de recherche génèrent une
quantité importante de données. Ces données doivent être de bonne qualité car
il n’existe pas d’étude qui soit meilleure que la qualité de ses données. Par
conséquent, une bonne gestion des données est fondamentale pour une recherche
de haute qualité. Les bonnes pratiques en matière de gestion des données aident
également les chercheurs à s’assurer que les processus requis de collecte et
d’analyse des données soient organisés, compréhensibles et transparents.
Les principales responsabilités de gestion des
données comprennent :
·
(Transcription des données qualitatives (enregistrement vers fichiers Word
électroniques)
·
Enregistrer les données sur une base de données.
·
Corriger et valider les données.
·
Fournir des données sous une forme qui permettra l’analyse.
·
Stocker et partager les données.
Il est important de rappeler que la confidentialité
de l’identité des répondants doit être garantie à tout moment dans le processus
de gestion des données. Cela est généralement stipulé dans l’approbation
éthique reçue (par exemple, conservation de fichiers dans un ordinateur protégé
par mot de passe, armoires verrouillées, limite du nombre de personnes ayant
accès à des données anonymisées). De plus, vous indiquerez pendant combien de
temps vous conserverez les données après la fin de la recherche. Vous devez
vous assurer que ces critères éthiques sont appliqués tout au long du projet de
Recherche.

Nous vous
esquissons ci-dessous, le contenu de chaque étape du processus cyclique de la
gestion des données présenté dans la figure 1 :
-
Création ou collecte des données
La création des données (déjà abordée dans la section précédente (section 1)), est la première étape des processus de gestion des données.
Dans les études quantitatives, cette étape consiste à définir quel type de données sera collecté, leur format et la procédure pour les créer. Le chercheur doit s’assurer que toutes les données recueillies reflètent la réalité, en utilisant
des outils normalisés, des procédures de collecte de données, et en vérifiant le taux d’erreur pendant la collecte de données (par exemple, en vérifiant l’exhaustivité et la cohérence des réponses des répondants dans les questionnaires, en vérifiant
la validité des réponses par un processus de répétition au hasard des entretiens).
Dans une étude qualitative, cette étape commence par la définition des différents types d’informations que le chercheur a l’intention de rassembler, différents
outils (par exemple, entretiens en profondeur ou guide de discussions de groupe) et des activités de collecte de données. Le chercheur doit s’assurer que tous les dispositifs d’enregistrement sont placés de manière à enregistrer au mieux la conversation
ou la discussion, et que le lieu d’entretien ou de discussion crée une atmosphère sûre pour une discussion ouverte tout en préservant la confidentialité.
-
Traitement des données
C’est le processus de transformer les données de la forme la plus brute à une forme qui est prête pour l’analyse.
Dans une étude quantitative, cela signifie créer une base de données électronique appropriée
pour gérer différents types de données (par exemple, réponses multiples, données numériques, données d’échelle visuelle analogique, etc.). Cela implique la création de structures de fichiers et de codage compréhensibles, le développement d’un livre
de codes, des décisions concernant les données à conserver dans la base de données et celles à éliminer. Lors de la saisie des données, les erreurs de saisie doivent être évitées en appliquant une double saisie et en vérifiant la cohérence des réponses.
Dans une étude qualitative,
cela signifie que toutes les données enregistrées sont transcrites textuellement et dans certains cas, les transcriptions peuvent être partagées avec les répondants pour en vérifier le contenu. Cela implique également l’élaboration d’un livre de codes,
en particulier lorsque plus d’un chercheur effectue l’analyse. Toutes les données qualitatives recueillies doivent être sauvegardées dans une application de gestion de données qualitative.
-
Analyse des données
L’analyse de données dans les études quantitatives consiste à identifier des tendances par une analyse descriptive, en comparant les données, en testant des hypothèses et en trouvant des relations entre variables.
Dans les études qualitatives, ce processus consiste à identifier, comprendre le sens et assigner des codes aux données, identifier les tendances et les thèmes émergents, et construire un cadre pour expliquer certains phénomènes.
-
Stockage des données
Le stockage de données implique des activités non seulement pendant la période d’étude, mais également à long terme en archivant des données dans un dépôt ou un centre de données. Actuellement, le dépôt/stockage de données
électroniques est le moyen préféré car il nécessite peu d’espace et est simple à sauvegarder. Cependant, une stratégie de stockage de données est nécessaire car les supports de stockage numériques ont également plusieurs limitations, par exemple,
problèmes de qualité et obsolescence des supports de stockage, interopérabilité logicielle, équipement de lecture de données et alimentation électrique. La sécurité des données est un autre problème dans le stockage des données. Les problèmes de sécurité
comprennent la sécurité physique des données (par exemple, salle ou armoire verrouillée, journal d’accès) et la sécurité des données électroniques (par exemple, accès sécurisé par mot de passe, niveau d’accès et cryptage des données pour partage et
transmission). Les directives de l’OMS sur les bonnes pratiques cliniques recommandent que les données et les documents essentiels soient conservés pendant au moins deux ans après la fin du projet de recherche.
-
Partage des données
Le partage de données est particulièrement important dans les études collaboratives multi-centres ou multi-pays. Le partage de données, ainsi que le transfert de données, le stockage de données et l’accès pour tous les
partenaires ou institutions en collaboration peuvent être difficiles car ils peuvent impliquer des réglementations différentes. Le partage de fichiers en ligne (par exemples: Cloud, Google drive) peut être préférable, bien qu’il puisse
ne pas convenir à tous les types de données, en particulier aux données confidentielles identifiables. De plus, les chercheurs ne contrôlent pas où les données sont effectivement stockées.
Le partage des données devient obligatoire dans de nombreux
domaines afin d’assurer la transparence, d’éviter la duplication ainsi que le plagiat. Étant donné que la recherche peut impliquer différentes institutions ou organisations, les directives pour le partage et l’appropriation des données doivent être
clairement énoncées au début par le biais d’accords tels qu’un protocole d’accord. Le partage des données doit suivre un processus clair et peut être effectué entre deux institutions de recherche, mais pas entre deux personnes. Il faut vérifier vos
propres directives institutionnelles et nationales avant de concevoir des accords de partage de données.
NB : Il est à noter que le ‘‘processus cyclique’’ de gestion des données de recherche n’est pas un cycle de rotation systématique.
Car Il n’y a pas de lien entre le partage des données et le début d’une nouvelle collecte.
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