3. TYPOLOGIES DE LA RECHERCHE

Site: Centre d’excellence africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles
Cours: Certificat COMMUNICATION EN SANTE
Livre: 3. TYPOLOGIES DE LA RECHERCHE
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Date: mercredi 25 mars 2026, 23:42

3 TYPOLOGIES DE LA RECHERCHE

La recherche en santé utilise différentes approches pour répondre aux questions de recherche qui se posent aux chercheurs.

a.     Selon leur nature, nous distinguons la recherche fondamentale ou appliquée.
b.     Selon l’approche méthodologique utilisée, il existe la recherche opérationnelle, la recherche action ou recherche de mise en œuvre (recherche d’implémentation) ou encore la recherche clinique.
c.      Selon la nature des variables considérées dans la recherche, nous avons la recherche quantitative, la recherche qualitative et la recherche mixte (qui combine les recherches qualitative et qualitative).


Définitions des différents types de recherche

Recherche fondamentale : 
La recherche fondamentale consiste en des travaux expérimentaux ou théoriques entrepris principalement en vue d'acquérir de nouvelles connaissances sur les fondements des phénomènes et des faits observables, sans envisager une application ou une utilisation particulière 
Par exemple comprendre l’évolution des cancers, identifier des gênes marqueurs d’une maladie, comprendre le cycle de reproduction des bactéries.

Recherche appliquée : 

La recherche appliquée consiste en des travaux originaux entrepris en vue d'acquérir des connaissances nouvelles. Cependant, elle est surtout dirigée vers un but ou un objectif pratique déterminé, à la différence de la recherche fondamentale (11).
Par exemple la recherche menée pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola en Guinée pour évaluer l’efficacité du vaccin rVSV ZEBOV (12)

Recherche de mise en œuvre (Implémentation) 
La recherche de mise en œuvre aborde les goulots d'étranglement liés à la mise en œuvre d’un projet/programme de santé, identifie les approches optimales pour un contexte donné et encourage l'utilisation des résultats de la recherche ; elle conduit finalement à une amélioration des soins de santé et de leur offre aux populations (13).
Par exemple une recherche pour évaluer la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité de l’administration communautaire des contraceptifs injectables ou encore pour évaluer l’utilisation des tests de diagnostic rapide du paludisme par les agents communautaires (14).

Recherche – action : 
La recherche-action est un processus dans lequel les acteurs sociaux ne sont plus considérés comme de simples objets passifs d'investigation, deviennent de plus en plus des sujets conduisant une recherche avec la collaboration de chercheurs professionnels. Ce sont donc les groupes sociaux concernés qui vont identifier les problèmes qu'ils veulent étudier, en réaliser une analyse critique et rechercher les solutions correspondantes (13).
La recherche-action est soit une recherche initiée pour résoudre un problème immédiat, soit un processus réflexif de résolution progressive de problèmes qui est dirigée par des individus travaillant en équipe (processus participatif), ou faisant partie d'une "communauté de pratique" visant à améliorer la manière dont ils abordent et résolvent des problèmes de santé (15).
Par exemple une recherche action pour réduire la mortalité néonatale ou encore la malnutrition infantile dans une communauté donnée, avec la participation des communautés dans l’identification du problème, le choix des actions à mettre en œuvre ainsi que le suivi et l’évaluation de la mise en œuvre.

Recherche qualitative : 
La recherche qualitative vise à comprendre ou à expliquer les perceptions, opinions, motivations ou comportements de personnes face à un problème de santé. Dans la recherche qualitative, l’accent est porté sur les paroles, les idées, les émotions des participants. Ces données verbales collectées sont interprétées lors de l’analyse en tenant compte des aspects objectifs (données collectées) et subjectifs (attitudes et environnement observés).
Par exemple, si nous voulons comprendre pourquoi les familles ne veulent pas faire vacciner leurs enfants, la recherche qualitative est plus indiquée. Ceci  permettra de comprendre les raisons, motivations, réticences, attentes, perception des familles ; ce qui peut aider les décideurs à mieux orienter leurs efforts d’amélioration de la couverture vaccinale. 

Recherche quantitative : 
Dans la recherche quantitative, l’accent est mis sur les données mesurable, c’est-à-dire qui peuvent être converties en chiffres. On utilise ce genre de cherche pour évaluer des interventions en santé, analyser la fréquence, estimer le poids des maladies ou identifier des facteurs de risque.
Par exemple, les enquêtes démographiques et de santé (EDS) sont des recherches quantitatives.


Définitions des différents types de recherche (suite et fin)

Recherche mixte : 
Une recherche mixte est une recherche qui associe la recherche qualitative et celle quantitative.
Ce type de recherche est utilisé de plus en plus dans l’évaluation des services de santé, des interventions, projets et programmes de santé afin d’évaluer les résultats obtenus sur le terrain (volet quantitatif) mais aussi comprendre le pourquoi et le comment des résultats obtenus (volet qualitatif). La triangulation (ou confrontation) des données quantitatives et qualitative permettra également d’avoir une meilleure compréhension des résultats obtenus.
Par exemple, nous pouvons utiliser la recherche mixte pour étudier la faisabilité, l’acceptabilité et l’efficacité de l’administration communautaire des contraceptifs injectables. Le volet qualitatif va étudier davantage la faisabilité et l’acceptabilité tandis que le volet quantitatif permettra surtout d’évaluer l’efficacité (15,16).
 Recherche opérationnelle : 
La recherche opérationnelle est définie par l’OMS comme étant l’utilisation de techniques de recherche systématique pour la prise de décision au cours des programmes en vue d’atteindre un résultat spécifique. Elle permet ainsi de découvrir « ce qui marche » et « ce qui doit être amélioré » dans un programme ou un système de santé (17,18).
Pour MSF, la recherche opérationnelle (OR) permet « d’améliorer l’efficacité et le rendement des programmes dans l’offre des services de santé à travers l’identification des problèmes affectant l’exécution des programmes de santé, l’évaluation des stratégies pour la résolution de problèmes ainsi que l’identification des solutions à mettre en œuvre.
Par exemple, si nous utilisons les données de routine des services de santé pour évaluer l’impact de l’épidémie de la maladie à virus Ebola sur l’utilisation des services de santé infantile (couverture vaccinales), il s’agit d’une recherche opérationnelle (19,20).
Recherche clinique : 
L’Association du Collège Médical Américain sur la « Recherche Clinique », définit la Recherche Clinique comme : une composante de la recherche en santé qui vise à mettre à la disposition des connaissances essentielles à la compréhension 
des maladies humaines, à la prévention et au traitement des maladies et à la promotion de la santé (21).
Il précise aussi que la Recherche Clinique va prendre en compte un large éventail d’études dont :
- l’étude des interventions thérapeutiques y compris les essais cliniques ;
-  les études de prévention et promotion de la santé ;
-  les études épidémiologiques et
-  les recherches basées sur les communautés et les études de soins centrés sur le patient.
-  les études sur le mécanisme des maladies ;
-  les études sur les connaissances cliniques ;
-  l’identification, le diagnostic et l’histoire naturelle des maladies ;
-  les études comportementales ;
-  les études sur les services de santé ;
-la recherche appliquée 
 
Suivi : 

Selon le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), le suivi est un processus itératif de collecte et d'analyse d'informations pour mesurer continuellement les progrès d'un projet au regard des résultats attendus (22).
 
Evaluation : 

L’évaluation est une activité ponctuelle qui permet de déterminer si des activités spécifiques ou interventions, ou tout un programme opérationnel ont atteint les objectifs visés et ont entraîné des résultats et/ou l’impact souhaité.
 Surveillance : 
Alexandre Langmuir a défini la surveillance en 1963 comme un «processus systématique de collecte, d’analyse, d’interprétation et de diffusion de données sur des événements de santé spécifiques, importants pour la planification, la mise en œuvre et l’évaluation des pratiques en santé publique». Trois notions de la définition de surveillance :
1-  Le caractère systématique et continu du recueil des données ;
2-  La rétro-information obligatoire ;
3- Le processus servant nécessairement à l’action.
 
NB : Il faut distinguer la recherche opérationnelle du suivi, de l’évaluation et de la surveillance.
 


3.2 Méthodes de recherche
Ces méthodes sont appelées aussi « Types d’Etudes » ou « schémas d’étude ». On distingue ainsi principalement deux (2) groupes d’études : les études observationnelles et les études expérimentales selon que le chercheur intervienne directement dans l’étude ou pas (par exemple decide qui est exposé ou pas à un facteur donné) (17). A noter que les classifications peuvent varier légèrement d’une école à l’autre.


3.2.1 Les études observationnelles :

Dans ces études le chercheur n’intervient pas mais observe les différents phénomènes de santé en lien avec les différents niveaux d’exposition. Par exemple on peut observer les facteurs liés à l’obésité parmi les élèves des écoles publiques et privées. Les études observationnelles peuvent être descriptives ou analytiques .

·     Etudes descriptives : ce sont des études de prévalence ou d’incidence qui permettent de :

o   Décrire l’état de santé des populations ;

o   Evaluer l’importance d’un problème de santé ;

o   Formuler des hypothèses sur des facteurs de risque ou des facteurs pronostiques à tester dans des études analytiques ou interventionnelles.

·        Etudes analytiques : ce sont les « Etudes de Cohorte (retrospective ou prospective) », les « Etudes Cas-Témoins » et les « Etudes Transversales ».  Ainsi, en plus d’être descriptives (description de l’état de santé des populations, évaluation de l’importance d’un problème de santé). Ces études permettent de :
o   Identifier les facteurs de risque ou pronostiques des problèmes de santé ;
o   Repérer des sous populations à haut risque ;
o   Identifier les actions préventives ou curatives.
Les études d’observation dans leur ensemble peuvent présenter principalement des limites dans leur conception et mise en oeuvre (possibilités de bias de sélection, d’information ou de confusion) pouvant influencer l’effet observé (2).
Tableau III : Exemples d’études Observationnelles.

 

Types d’études

 

Définitions

Exemples d’Etudes

Etudes d’Observation

Descriptive

Ce sont des études de prévalences ou d’incidence.

Les enquêtes démographiques 
et de santé (EDS) , Guinée : 2005, 
 2012 et 2016

Analytique

Etudes de Cohorte

-   Retrospective
Delamou A et al. Effect of Ebola

 virus disease on maternal and 

child health services in Guinea: a retrospective observational 

cohort study. Lancet Glob Health

2017; 5: e448–e457. Doi:https://doi.org/10.1016/S2214-109X(17)30078-5
-   Prospective
Ekuni D et coll. Relationship 

Between Prehypertension/Hypertension and Periodontal Disease: A Prospective Cohort Study. Am J Hypertens.

 2015 Jul 23;29(3):388–96. https://dx.doi.org/10.1093/

ajh/hpv117

Etudes Cas-Témoins 

Wendy P. O’Meara et coll. Etiology of Pediatric Fever in Western Kenya: A Case–Control Study of Falciparum Malaria, Respiratory Viruses, and Streptococcal Pharyngitis. Am. J. 

Trop. Med. Hyg., 92(5), 2015, pp. 1030–1037. 5), 2015, pp. 1030–1037. doi:10.4269/ajtmh.14-0560
 

Etudes Transversales

A. Delamou et coll. Profile and réintégration expérience of Ebola survivors in Guinea: 

a cross-sectional study. Trop Med Int Health. 2017 Mar;22(3):254-260. https://doi.org/10.1111/

tmi.12825


 

 


Les biais

En statistique ou en épidémiologie, un biais est une démarche ou une action qui engendre une erreur dans les résultats d'une étude. L'erreur est explicable par le biais, ce qui distingue le "biais" de l'erreur due au hasard ("random error"). L'erreur due au hasard est généralement évitée en augmentant le nombre de cas étudiés (18).

Ainsi, si ces erreurs (biais)ne sont pas contrôlées, elles peuvent conduire à la mauvaise estimation de l’effet comme la modification du sens de l’association (par exemple un facteur de risque peut apparaître protecteur d’un évènement de santé alors qu’il ne l’est pas en réalité). Dans le tableau ici bas, se trouvent les différents types de biais et leurs définitions, ainsi que les moyens pour les prévenir dans une étude.


Tableau II : définitions et mesures de prévention des types de biais (biais de sélection, biais de d’information ou de confusion) (19).

Types de biais

Définitions

Mesures de prévention

Biais de sélection

Survient lorsqu’on sélectionne des sujets sur base de critères non comparables comme la non réponse, la perte de vue ou les abandons sélectifs.
Autrement ce sont erreurs qui surviennent lors de la définition de la ou des populations à l’étude mais aussi de ladite étude. Ce sont :
-  Biais d’échantillonage ou d’affliation ;
-  Biais d’admission ou de Berkson ;
-  Biais de prévalence, d’incidence ou de survie sélective ;
-  Biais de surveillance ou de diagnostic ;
-  Biais de non réponse ou de réfus de participation ;

-  Cacher à l’investigateur les informations concernant ou la maladie dans les études longitudinales ou l’exposition dans les cas-temoins ;

-  Utiliser des techniques correctes d’échantillonnage ;
-  Former deux groupes de témoins dans les Cas-témoins ;
-  Suivi le plus complet dans les études longitudinales.
-  Collecter les données de base sur les « non-participants ».
 

Biais d’information ou d’observation ou encore de mesure

Ce sont des biais qui surviennent lors de la collecte des données et peuvent être dûs aux techniques de mesure défaillantes et biaisées, à des questionnaires erronés, à la perte de mémoire sélective, à l’entousiasme des enquêteurs ou à la façon dont l’interview a été conduit etc.
Ce sont :
-  Biais de suspicion de diagnostic ;
-  Biais de suspicion d’exposition ;
-  Biais de memorisation (en anglias : recall biais) ;
-  Biais d’information familliale
-  Lors de la determination du statut  (exposé/non-exposé) dans les études cas-témoins.

-  Opter pour le travail en aveugle / double / triple quand le plan d ’étude le permet ;
-  Cacher l’hypothèse de travail dans les études non expérimentales ;
-  Recueillir de l’information qui « n’a rien à voir » de façon à « noyer le poisson » ;
-  Cacher l’appartenance aux groupes (exposé/non exposé, cas/témoins) pendant le codage, etc …

Biais de confusion

Ce sont des biais liés à la multiplicités des problèmes de santé survenant lors de l’analyse des données.

-  Tenir en compte lors de la constitution des groupes de comparaison en utilisation les méthodes de sélection comme : la randomisation, l’appariement, l’assortiment de fréquence ou la restriction ;
-  Comparer le profil des non répondants et des répondants.
-  Utiliser un mode de contrôle lors de l’analyse comme : l’ajustement (si des données concerant des tiers facteurs existent dans l’étude).

 


3.2.2 Les études expérimentales (ou d’intervention)
Les études expérimentales cherchent à déterminer l’effet d’une intervention. Dans ce type d’étude, le chercheur en plus de l’observation qu’il fera, intervient sur le statut d’exposition des sujets (exposés ou non-exposés), sur le ou les facteurs d’exposition (traitement ou placebo) et sur les personnes exposées (17). Les études expérimentales sont soit :

Expérimentales pures (randomisées) : une étude est dite randomisée si l’affectation des sujets à un groupe (intervention) ou à un autre (témoin ou comparateur) est tirée au sort. Les sujets (structures de soins ou localité) éligibles sont distribués de manière aléatoire (hasard) en groupes qui recevront ou non l’intervention étudiée. Quand l’échantillon est adéquat, la randomisation assure une comparabilité de base entre les deux groupes pour les variables pronostiques connues et inconnues (20).La randomisation peut être appelée : 
o   Ouverte quand le traitement ou intervention (utilisation du préservatif, exposition à des messages de sensibilisation, etc ) est connu de tous
o   Simple aveugle quand seuls les patients ignorent la nature du traitement ;
o   Double ou triple aveugle quand les patients, les équipes de recherche (médecins, infirmiers, …) et le chargé de l’analyse des données (statistitien) ignorent respectivement la nature du traitement ou  de l’intervention étudiée.

Tablea III : Exemples d’études experimentales pures (23,27).

Types d’études expérimentales

Définition

Exemples d’études

Essai croisé

Dans un essai croisé, le patient est pris comme son propre témoin et il reçoit tous les traitements ou interventions mais à des moments différents et l’ordre de réception est randomisé.

Shaik F, Uldrick TS, Esterhuizen T et al. Health-Related Quality of Life in Patients Treated With Antiretroviral Therapy Only Versus Chemotherapy and Antiretroviral Therapy for HIV-Associated Kaposi Sarcoma: A Randomized Control Trial. J Glob Oncol. 2018 Oct; (4): 1-9.

Essai factoriel

Permet d’évaluer plusieurs traitements et leur combinaison dans une même étude. Ils permettent d’examiner plusieurs hypothèses dans une seule étude.

Bazazi AR, Wickersham JA, Wegman MP et al. Design and implementation of a factorial randomized controlled trial of methadone maintenance therapy and an evidence-based behavioral intervention for incarcerated people living with HIV and opioid dependence in Malaysia. Contemp Clin Trials. 2017 Aug; 59: 1-12.

Essai de supériorité

Ce sont des essais qui ont pour objectif de determiner si un traitement est meilleur  (supérieur) à un autre (sans ou avec l’utilisation d’un placébo).

Aberg JA, Sponseller CA, Ward DJ et al. Pitavastatin versus pravastatin in adults with HIV-1 infection and dyslipidaemia (INTREPID): 12 week and 52 week results of a phase 4, multicentre, randomised, double-blind, superiority trial. Lancet HIV. 2017 Jul; 4 (7): e284-e294.

Essai d’équivalence

Ce sont des essais qui permettent de determiner si un traitement ou intervention expérimental est simillaire au traitement ou à l’intervention standard dans des conditions prédéfinies.

Lennox JL, Landovitz RJ, Ribaudo HJ et al. Efficacy and tolerability of 3 nonnucleoside reverse transcriptase inhibitor-sparing antiretroviral regimens for treatment-naive volunteers infected with HIV-1: a randomized, controlled equivalence trial. Ann Intern Med. 2014 Oct 7; 161 (7): 461-71.

Essai de non infériorité

Ce sont des ssais qui permettent de determiner qu’un traitement ou une intervention expérimentale n’est pas moins efficace qu’un traitement standard sur une petite marge.

Barone MA, Widmer M, Arrowsmith S, Ruminjo J et al. Breakdown of simple female genital fistula repair after 7 day versus 14 day postoperative bladder catheterisation: a
randomised, controlled, open-label, non-inferiority trial. Lancet. 2015 Jul
4; 386 (9988): 56-62.

 
 

Quasi-expérimentales aussi appelées sémi-expérimentales : dans cet type d’étude, l’appartenance des participants aux groupes d’intervention et témoin n’est pas aléatoire (hasard). Cela signifie qu’il n’y a pas un tirage au sort pour decider qui va appartenir au groupe d’intervention ou au groupe témoin (22).  


Exemple :Menna T, Ali A, Worku A et al. Effects of peer education intervention on HIV/AIDS related sexual behaviors of secondary school students in Addis  Ababa, Ethiopia: a quasi experimental study. Reproductive health.  2015 Sep 7;12:84. Cette approche ne permet pas ainsi la comparabilité des groupes au demarrage de l’étude. On peut combiner l’analyse, la comparaison des données « Avant après » (l’intervention) et « Ici-ailleurs » (intervention versus contrôle).

Exemple : Manyazewal T, Mekonnen A, Demelew T et al. Improving immunization capacity in Ethiopia through continuous quality improvement  interventions: a prospective quasi-experimental study. Infect Dis Poverty. 2018 Nov 30; 7(1): 119.

NB : Une étude « avant-après » sans groupe contrôle n’est pas considérée comme une étude quasi-expérimentale.

REFERENCES