2. Démarche de rédaction d’un protocole de recherche
| Site: | Centre d’excellence africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles |
| Cours: | Certificat COMMUNICATION EN SANTE |
| Livre: | 2. Démarche de rédaction d’un protocole de recherche |
| Imprimé par: | Visiteur anonyme |
| Date: | mercredi 25 mars 2026, 23:34 |
2.1. La page de garde
Sur
la page de garde [1-2], doivent être mentionnés:
- Le titre : il doit être
suffisamment précis (objet=O, population=P, lieu=L, temps =T).
Exemple : Considérons le titre suivant : Adoption des méthodes contraceptives modernes chez les clientes des services de soins après-avortement en milieu urbain de Guinée, 2014 [3]. On y retrouve l’objet, la population, le lieu et le temps.
Objet = Adoption des méthodes contraceptives modernes
Population = chez les clientes des services de soins après-avortement
Lieu = à Conakry, Guinée
Temps = 2014
Parfois, on peut aussi ajouter le type d’étude.
Souvent, l’étude recevra un nom court, de manière à l’identifier de façon simple et attractive. Par exemple, « PREVAC» qui signifie Partenariat de Recherche sur les Vaccins contre Ebola.
- Le numéro de la version du protocole et sa date de soumission ou la date d’approbation par le comité d’éthique.
- Les logos des institutions de tutelle et partenaires.
- La mention « Protocole de recherche ».
- La liste des chercheurs impliqués dans l’étude (investigateur(s) coordonnateur(s), investigateur principal et co-investigateurs). Il faut mentionner leurs noms, les institutions auxquelles ils sont affiliés. Pour l’investigateur principal il faut aussi préciser son adresse, numéro de téléphone, adresse électronique.
- La liste des partenaires techniques et financiers.

2.2. Justification/Introduction de l’étude
Cet élément doit préciser :
. L’importance du sujet, en termes de santé publique (fréquence, gravité, coûts, conséquences...) et/ou pour la pratique clinique le cas échéant ;
. L’état des connaissances, qui est établi après une revue de la littérature existante (publiée ou pas) sur le sujet (parfois des entretiens avec des experts du domaine est utile aussi);
. La formulation du problème ;
. Les retombées attendues (ce à quoi les résultats de cette étude vont servir) sur le plan de la santé publique et/ou de la pratique clinique.
Il est de coutume d’organiser cette section sous la forme d’un entonnoir : commencer par des informations générales pour aller vers celles spécifiques, fournir des données globales (mondiales) et progressivement celles régionales et locales [1-2].
2.3.1. Définition et Intérêt
On appelle cadre conceptuel,
l’ensemble des connaissances, théories, qui ont un rapport quelconque avec le
sujet de la recherche [4].
Ces éléments vont servir de points de
repères et devenir cadre théorique, ou encore ils peuvent être un idéal à
atteindre et devenir cadre philosophique.
Dès le début de la recherche, le
cadre conceptuelle a une fonction d’organisation, dans le sens où il oriente la
démarche de pensée et la logique des différentes étapes. Au cours du travail,
le chercheur teste la validité conceptuelle de la recherche. Il va faire
référence au cadre conceptuel qu’il a bâti.
II ne procure pas d’explication aux
phénomènes, mais il aide à leur compréhension en donnant accès à des références
connues, lois, théories, déjà découvertes sur le sujet.
Le cadre conceptuel est indispensable
pour évaluer les résultats. Plus le cadre conceptuel est adapté et complet,
plus l’analyse est fine et subtile [4].
2.3.2. Types de cadres conceptuels
Plusieurs types de cadres conceptuels
ont été identifiés et se conforment à un but de recherche de la
manière suivante [5] :
· Hypothèse de travail - But: Exploration ou recherche exploratoire
· Catégories descriptives - But: Description ou recherche descriptive
· Type d'idée pratique - But: Analyse
· Modèles
de recherche opérationnelle - But: Prise
de décision
· Hypothèse formelle -But: Explication et prédiction
Figure 1 : Cadre (conceptuel) de référence pour la qualité des soins maternels et néonatals (6).
Tableau 1: Cadre conceptuel (cadre d’analyse) pour l’évaluation du système de surveillance des décès maternels et riposte en Guinée, 2017 (Millimouno et coll. 2017 [7])
2.4. La question de recherche
D’après
le guide de rédaction (8), la question de recherche doit être clairement
formulée pour utiliser au mieux les moteurs de recherche disponibles.
L’acronyme PICO vous aide à la formuler :
Exemple :
Est-il possible de conduire l’évaluation (O) du système de surveillance (I)
des décès maternels (P) et riposte
en utilisant les outils digitaux de communication ?
- Patient : à qui s’adresse l’intervention, la méthode à appliquer ? Hommes, femmes, d’une certaine tranche d’âge, ayant telle caractéristique, telle pathologie?
- Intervention : cherche-t-on des renseignements sur un traitement médicamenteux, un traitement physique, une action d’éducation à la santé, la mise en œuvre d’une intervention ?
- Comparaison : à quoi éventuellement doit être comparée l’intervention décrite ci-avant ? Méthode de référence, alternative ?
- Outcome : issue clinique, pratique recherchée ?
Ayant répondu à ces 4 questions, vous êtes en mesure de rechercher vos mots-clés (NB : la question concernant la comparaison ne s’applique pas dans chaque cas).
2.5. L’hypothèse (s) de recherche
Une hypothèse est une proposition ou une explication que l'on se contente d'énoncer sans prendre position sur son caractère véridique, c'est-à-dire sans l'affirmer ou la nier. Il s'agit donc d'une simple supposition, appartenant au domaine du possible ou du probable.
Exemples d’hypothèses : Millimouno et coll., dans leur étude sur l’adoption
des méthodes contraceptives modernes chez les clientes des services de
soins après-avortement en milieu urbain guinéen, avaient formulé les
hypothèses suivantes :
- Les conseils de planification familiale
qualifiés et systématiques
pourraient augmenter l’adoption des méthodes contraceptives modernes
chez les clientes de soins après-avortement.
- Avoir un antécédent d’avortement et ne pas vouloir concevoir dans les
12 prochains mois pourraient être associés à l’adoption des méthodes
contraceptives de longue durée d’action.
Ils doivent être formulés en
employant l’infinitif, sous la forme d’une énumération. Il faut préciser la population
concernée, et si cela a une importance, le temps et le lieu. Le choix du verbe
est important car il oriente vers la démarche méthodologique qui sera suivie.
S’il existe
plusieurs objectifs, il faut les présenter par ordre d’importance, en commençant
par l’objectif principal suivi des objectifs secondaires.
c’est l’objectif prioritaire (de plus grand intérêt) auquel l’étude doit répondre. Il guide généralement la méthodologie de l’étude.
Exemples d’objectifs:
Considérons une étude réalisée par Sidibé
et coll. sur l’évaluation du niveau de
connaissance des femmes enceintes sur l’allaitement maternel au centre de
santé de Samaya dans la préfecture de Kindia, Guinée, 2015 [9].
L’objectif général de l’étude était le suivant : Evaluer
le niveau de
connaissance des femmes enceintes sur l’allaitement maternel au centre de
santé de Samaya dans la préfecture de Kindia en Guinée en 2015.
Ce sont des objectifs qui apportent des informations additionnelles sur le sujet de recherche. Ils peuvent s’agir d’étapes à franchir avant de répondre à l’objectif principal. La réponse à ces objectifs est indispensable. Les objectifs spécifiques sont très utiles pour développer les questionnaires, élaborer le plan d’analyse des données et élaborer le budget [1-2].
Exemples d’objectifs:
Considérons une étude réalisée par Sidibé
et coll. sur l’évaluation du niveau de
connaissance des femmes enceintes sur l’allaitement maternel au centre de
santé de Samaya dans la préfecture de Kindia, Guinée, 2015 [9].
Les objectifs spécifiques étaient de:
o Décrire les caractéristiques sociodémographiques des femmes
enceintes ayant participé à l’étude ;
o Décrire les connaissances des femmes enceintes ayant participé à
l’étude, sur l’allaitement maternel et les compléments alimentaires ;
o Identifier les facteurs associés aux connaissances des femmes
enceintes ayant participé à l’étude, sur l’allaitement maternel.

Figure 1 : La roue de la Taxonomie de Bloom (10) (Exemples de verbes
d’action pour la formulation des objectifs suivant la Taxonomie de Bloom).
Cette section représente la partie technique du protocole de
recherche. Et comporte différentes sous-sections que nous allons aborder dans
l’ordre.
En général, dans ces sous-sections les verbes d’action
doivent être conjugués au futur antérieur.
2.7.1.Cadre de l’étude
Il s'agit de
décrire/présenter de façon substantielle le lieu où se déroule l’étude du
point de vue situation géographique, caractéristiques générales de la
population (taille de la population, taux d’alphabétisation, etc.),
caractéristiques du système de santé, organisation et ressources
(essentiellement pour les structures de santé). Ce cadre d’étude doit être présenté de façon
générale et spécifique selon que le lieu de l’étude soit : un continent,
un pays, une région, un district sanitaire, une structure de santé, etc.
Tableau 1 : Exemples de cadres général et spécifique:
Cadre général |
Cadre spécifique |
Continent |
Pays |
Pays |
Région/District sanitaire |
District sanitaire |
Structure de santé |
Si l’étude porte sur un programme ou une activité spécifique (par
exemple un projet/association de lutte contre le VIH/SIDA), il est judicieux de
décrire brièvement l’organisation et les activités du projet/association (Voir
article
Touré et coll. [11] :
https://www.researchgate.net/publication/325383454_Facteurs_associes_aux_perdus_de_vue_des_patients_sous_traitement_antiretroviral_dans_un_centre_de_traitement_ambulatoire_du_VIH_a_Conakry_Guinee).
2.7.2.
Schéma/type
d'étude
Avant tout, il faut définir le type d’étude envisagé. Cela reviens
à préciser s’il s’agit d’une étude expérimentale ou d’une étude d’observation.
S’il s’agit d’une étude expérimentale, il faut préciser s’il s’agit d’un essai
clinique ou d’une étude quasi expérimentale. Si c’est un essai clinique,
préciser s’il est prévu une randomisation, un insu, quel est le nombre de
groupes comparés, …Si au contraire il s’agit d’une étude d'observation, il faut
préciser s’il s’agit d’une étude transversale, d’une étude de cohorte
(prospective ou historique) ou d’une étude cas-témoins.
Il faut ensuite préciser s’il s’agit d’une étude quantitative,
qualitative ou mixte.
Quoi qu’il en soit, il faut s’assurer de la concordance entre le
type d’étude envisagé et les objectifs formulés. Cette concordance est cruciale
pour garantir la qualité de l’étude. S’il n’y a pas de concordance, tout le
reste du travail tombe à l’eau. Par exemple, si vous choisissez d’estimer la
prévalence des lésions précancéreuses du col de l’utérus, vous ne pouvez pas
choisir comme type d’étude un essai clinique ou une étude cas-témoins.
Tableau 2 : Quelques exemples de schémas d’étude
|
Auteurs |
Objectifs |
Schémas d’étude |
|
Millimouno et coll. 2017 [7] |
Evaluation du système de surveillance des décès maternels et riposte en Guinée en 2017 à travers les outils digitaux de communication |
Etude transversale |
|
Delamou et coll. 2015 [12] |
Analyser les facteurs associés à l’échec de fermeture de la fistule obstétricale après la chirurgie en Guinée. |
Etude de cohorte rétrospective |
2.7.3. Population Cible
La
population cible se définit comme étant la population à laquelle les résultats
de l’étude sont extrapolés/généralisés.
2.7.4. Population d’étude
La population d’étude représente le groupe d’unité sur lequel porte l’étude.
a)
Définition en termes d’unités étudiées, de lieu, de temps
Il s’agit de préciser :
-
quelles unités seront étudiées : il peut s’agir
d’individus, de services cliniques, de médicaments, … Ces unités seront
sélectionnées selon des critères d’éligibilité (critères d'inclusion et de non
inclusion), différents selon les groupes (cas ou témoins par exemple).
- où : les unités seront sélectionnées à partir de sites : pays, région,
district sanitaire, structure de santé...
- quand : les
unités seront étudiées pour un temps/période donné.
Exemples : considérons l’étude réalisée par Delamou et coll. [12] sur les
bons résultats cliniques d'un programme holistique de 7 ans de réparation de
la fistule en Guinée :
o La population cible était les femmes en âge de procréer (15 à 49 ans)
ayant consulté dans trois hôpitaux (hôpital régional de Labé, hôpital
préfectoral de Kissidougou et hôpital Jean Paul II de Conakry) entre 2007
et 2013 en Guinée.
o La population d’étude était les femmes âgées de 15 à 49 ans opérées
de fistules obstétricales dans les trois hôpitaux cités ci-haut de réparation
de la fistule obstétricale entre 2007 et 2013 en Guinée.
a)
Echantillonnage
L’échantillonnage est la procédure
par laquelle les unités sont incluses dans une étude. L’idéal est d’interroger
tout le monde entier pour savoir qui fume ou qui ne fume pas mais cela est
impossible. Il est même très couteux d’interroger tous les étudiants d’une
université de 25000 étudiants pour savoir qui a utilisé le préservatif lors de
son dernier rapport sexuel !
Pour y remédier, on va choisir un
petit groupe (par exemple 1000 étudiants) en s’assurant que les réponses
données par ce groupe représentent ce qui se passe chez l’ensemble des
étudiants (25000). Ce petit groupe est appelé « échantillon ». Le
principe est de s’assurer que ce petit groupe soit effectivement représentatif
du grand groupe.
Il faut alors préciser le type d’échantillonnage (échantillonnage
aléatoire (probabiliste), stratifié, raisonné, exhaustif, de commodité, etc.), (consulter
le réseau conceptuel de l’Université de Montréal pour plus d’informations sur
les techniques d’échantillonnage : http://reseauconceptuel.umontreal.ca/rid=1J3BCT9WW-NJP6NT-8VW/sci6060_fiche_echant.pdf) et la taille
de l’échantillon (formule utilisée,
le nombre minimum d’unités nécessaires pour la validité de l’étude).
NB : pour les études qualitatives, le calcul de la
taille de l’échantillon n’est pas indispensable. L’inclusion des unités dans
l’étude est basée sur la saturation
théorique c’est-à-dire continuer l’inclusion des sujets dans l’étude
jusqu’à ce qu’aucune nouvelle idée/information n’émerge des entretiens avec les
sujets. Dès lors, pour les études qualitatives, on parle de « diversité de
l’échantillon », de « variation maximale ».
Par exemple, dans une étude
qualitative envisagée par BS Camara et coll. en Guinée, les auteurs avaient
pour objectif d’explorer les perceptions des femmes bénéficiaires des soins
maternels face à la qualité desdits soins dans les centres de santé de la
préfecture de Forécariah. Pour atteindre la diversité de l’échantillon, ils ont
planifié interroger les femmes qui sont venues à tous les rendez-vous des soins
(visites prénatales, accouchement au centre de santé, visites postnatales), les
femmes qui ont partiellement respecté les rendez-vous (ont raté certains
rendez-vous), et les femmes qui ne sont venues à aucun rendez-vous. Le choix de
chaque catégorie de ces femmes a aussi tenu compte de la variation dans l’accès
au centre de santé (distances entre les domiciles des femmes et le centre de
santé), et des différentes caractéristiques sociodémographiques qui peuvent influencer les perceptions des femmes
(âge, niveau d’étude, principale source de revenu, etc.).
2.7.5.
Collecte
des données
a) Définition des variables de l’étude
b) Méthode de collecte des données
a)
Définition des variables de l’étude
Il faut énumérer les variables
clés sur lesquelles la collecte des données portera. Exemples :
Caractéristiques sociodémographiques (âge, sexe, profession, résidence, etc.), connaissances
sur la fièvre, lieu de recherche de soins, médicaments reçus, etc.
NB : Parfois, il est nécessaire de donner des définitions
opérationnelles à certaines variables. Une définition opérationnelle est
l’explication que le chercheur donne à une variable dans le cadre de son étude
et en fonction de son contexte.
Il faut éviter deux
écueils : recueillir trop ou peu de variables. Dans le premier cas, le risque
est d’alourdir le recueil, hypothéquant la faisabilité de l’étude et pouvant alourdir
le budget. Dans le second cas, le risque est de ne pas pouvoir répondre à
l’objectif principal ou à l’un des objectifs secondaires en cas d’oubli d’une
variable importante. Il ne faut donc pas multiplier le nombre de variables
recueillies, mais retenir seulement toutes celles qui sont intéressantes pour
cette étude spécifique.
Une astuce est de faire
la liste des variables nécessaires pour chaque objectif spécifique. Ensuite
fusionner ces listes et exclure les doublons. Enfin, définir les variables
retenues.
Exemple de variables : Dans l’étude réalisée par Millimouno et coll. [7] en
2017, portant sur « l’évaluation du système de Surveillance des Décès
Maternels et Riposte au niveau des districts sanitaires en Guinée à travers
les outils digitaux de communication », les auteurs ont défini les variables
utilisées dans l’étude. Le tableau ci-dessous (Tableau 3) donne un exemple
de variables utilisées dans ladite étude.
Tableau
3 : Exemple de variables d’étude [7]
Variables |
Existence du point focal SDMR spécifique (niveaux du bureau du district et des structures de santé) |
Oui |
Non |
Existence des formulaires de notification des décès maternels |
Oui |
Non |
Types de bases de données des décès maternels |
Registre électronique |
Registre papier |
Registres électronique et papier |
Existence du plan de riposte |
Oui |
Non |
Raisons de non-existence d’un plan de riposte |
Manque de soutien financier au district sanitaire pour la revue des décès maternels |
Insuffisance de ressources humaines |
SDMR =Surveillance des Décès Maternels et Riposte
a)
Méthode de collecte des données
Il faut préciser par qui,
où, quand et comment sera réalisée la collecte des données.
Par qui ? Il peut s’agir par
exemple d’un clinicien, d’un agent de santé publique, d’un anthropologue, ou du
sujet enquêté/informateur lui-même : on parle alors de questionnaire auto-administré
(auto-questionnaire).
Où ? Il faut définir si la
collecte aura lieu dans un service clinique, au domicile du sujet enquêté/informateur,
dans la rue, sur le lieu de travail du sujet enquêté/informateur, ... Si la
collecte est réalisée dans un seul lieu (un service clinique par exemple), on
parlera d’étude monocentrique. Lorsqu’il s’agit de plusieurs lieux, on parlera
d’étude multicentrique.
Quand ? Il faut définir la date
de début et celle de la fin de la collecte des données.
Comment ?
· Il faut indiquer s’il s’agit d’un entretien individuel, collectif (focus groupe), d’une observation directe, d’une revue de document, etc.
· Il faut indiquer l’outil de collecte des données qui peut être un questionnaire, un guide d'observation, une grille d’observation (Checklist), un guide d’entretien.
· Il faut préciser la (les) source (s) des données. Elles peuvent être des personnes (enquêté/informateur), des documents (registres médicaux ou civils, articles scientifiques, etc.), des enregistrements vidéo ou audio, etc.
Exemple : le tableau 7 nous présente un exemple de méthode de collecte des
données répondant aux questions « par qui, où, quand et comment », en
considérons une étude réalisée par Millimouno et coll. sur l’évaluation du
système de Surveillance des Décès Maternels et Riposte au niveau des
districts sanitaires en Guinée à travers les outils digitaux de communication.
Tableau
4 : Exemple de méthode de collecte des données [7]
Méthode decollecte desdonnées |
Par qui ? |
Où ? |
Quand ? |
Comment ? |
Agents desantépublique |
Guinée
|
De Mai àSeptembre 2017 |
Questionnairepar voieélectronique,Forum dediscussion enligne |
2.7.6.
Saisie
et analyse des données
a) Saisie des données
b) Analyse des données