2.Type et organisation des soins et leur lien avec les besoins de la population 6

Site: Centre d’excellence africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles
Cours: GESTION DES SERVICES DE SANTE SEXUELLE ET REPRODUCTIVE
Livre: 2.Type et organisation des soins et leur lien avec les besoins de la population 6
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Date: mercredi 1 juillet 2026, 03:45

2.1 Les Paquets de Soins

a.     Le Paquet Minimum d'Activités (PMA): est l'ensemble des interventions de santé, considérées comme essentielles, que le gouvernement guinéen s’engage à mettre en œuvre, de façon intégrée et fonctionnelle, aux différents échelons de la pyramide sanitaire, à un coût abordable et accessible à l'ensemble de la population.
En Guinée, le paquet de services dans les centres de santé (c'est-à-dire le PMA dont ils s'occupent uniquement) est centré essentiellement sur la vaccination, la consultation primaire curative, la consultation prénatale, la planification familiale, l’accouchement assisté, la surveillance des maladies, la nutrition, et Information, Education, Communication (IEC)/Communication pour le Changement de Comportement (CCC).

b.     Le Paquet Complémentaire d’Activités (PCA): est dévolu pricipalement aux hôpitaux préfectoraux/communaux (Conakry) et couvre en plus de certaines activités du paquet minimum, les spécialités de base suivantes: la médecine générale, la chirurgie générale, la pédiatrie, la gynéco-obstétrique et les services médicotechniques.



2.2 Caractéristiques des services du système local

On peut les  caractériser comme des  services  périphériques qui sont  responsables de répondre de façon continue et globale aux divers problèmes de santé de la population dont ils ont  la responsabilité. Il doit être décentralisé, permanent et polyvalent : ce type de service appelé centre de santé en Guinée, est également connu sous le nom de service de santé primaire ou de premier échelon.
Il existe aussi certaines structures dans le but d’étendre le niveau de soins primaires à des zones de faible densité démographique. Ces extensions périphériques sont communément appelées postes de santé et sont dirigées par un (e) auxiliaire infirmier (ière) qui effectue un nombre limité d’activités telque faciliter l’accès des populations aux différents programmes de santé et en sens inverse, permettent que les programmes atteignent leurs populations cibles en faisant prendre conscience aux gens des principes de base en matière de santé et d’hygiène à travers des programmes de type éducatif et sanitaire.
Il est à noter que la stratégie des soins de santé primaire (SSP),  voudrait que la majorité des problèmes de santé de la population soit pris en charge par les services de premier échelon. Mais pour plusieurs raisons comme par exemple techniques, … un certain nombre de problèmes ne sont pas pris en charge à ce niveau (primaire, local ou premier échelon) entrainant ainsi leur prise en charge  dans l’echelon supérieur ou deuxième échelon (hôpital préfectoral ou de district) qui dispose  des services de base  plus specialisés (médecine, pédiatrie, chirurgie, obstétrique et gynécologie).
Ces deux niveaux opérationnels s’avèrent être une condition nécessaire à  l’intégration d’un système local de santé (voir module « qualité des soins et  integration » ) et repose sur un niveau d’organisation dans lequel les fonctions de chaque echelon sont clairement définies et que des dispositions sont prises en vue d’assurer la communication entre les deux niveaux.
Le système local de santé doit couvrir une population suffisamment large afin de justifier techniquement et économiquement la présence de ces deux echelons  de service. Cependant, il doit être assez réduit pour pouvoir tenir compte des particularités socioéconomiques et démographiques de l’aire de desserte et faciliter une planification pertinente à partir de la base (de bas en haut).



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