Qui dit approches communautaires de la santé, dit participation des habitants ; Ainsi, nous distinguons les approches suivantes : ❖ La participation Alibi : Elle consiste à inscrire deux habitants dans une action, on leur demande leur avis au milieu
de nombreux professionnels ; comme ils n’ont ni formation ni information, ils sont vraisemblablement là pour qu’on puisse dire qu’il y a des habitants dans l’action. ❖ La participation approbation : on présente des projets aux habitants tout en
leur expliquant ce qu’on projette pour eux et on demande leur avis. Il arrive heureusement qu’ils puissent exprimer leur accord ou désaccord et faire que d’autres projets voient le jour. ❖ La participation action : consiste à inclure les populations
dans l’action tout en leurs permettant d’y prendre des responsabilités. ❖ La participation gestion : consiste à impliquer le plus grand nombre de population possible dans les projets qui les concernent, depuis leur conception jusqu’à leur évaluation. ❖ La participation professionnelle : consiste à réunir tous les acteurs clés (autorités sanitaire, professionnels de santé, élus, experts, partenaires, …) de la participation communautaire pour réfléchir ensemble sur l’élaboration et la mise en œuvre
des projets de développement de la communauté. ❖ L’approche basée sur le Genre : le mot «genre» sert à évoquer les rôles qui sont déterminés socialement, les comportements, les activités et les attributs qu’une société considère comme appropriés
pour les hommes et les femmes «OMS 1998». Ainsi l’approche basée sur le genre consiste à encourager, dans toutes ses étapes, la participation réelle des femmes et des hommes et des personnes à besoins spécifiques à la prise de décision, à l’accès
aux ressources (informationnelles, sanitaires...) et à l’expression et la défense de leurs intérêts.